L’Open Data de l’Elysée est sous licence fantôme…

L’Elysée a annoncé hier par le biais de son fil Twitter qu’il « ouvrait ses données » dans une nouvelle rubrique de son site. Un premier ensemble de données, comme la frise chronologique des activités de la Présidence ou les statistiques de consultation du site Elysée.fr, sont disponibles au téléchargement, dans des formats adaptés (XML ou JSON).

ghost

La réalisation est certes modeste, mais elle a sans doute une valeur symbolique de soutien apporté par l’Élysée à la politique d’ouverture des données publiques, portée par le Premier Ministre s’appuyant sur la mission Etalab. La feuille de route du Gouvernement publiée en février dernier contenait des dispositions ambitieuses en la matière. On se souvient aussi qu’aux Etats-Unis, l’implication du président Barack Obama a été déterminante, et l’est toujours, pour la mise en oeuvre de la politique d’Open Data.

Lire la suite

Guide Data Culture : enfin un pas en avant pour l’ouverture des données culturelles

En matière d’Open Data, les données culturelles accusent un retard conséquent en France, que j’ai eu l’occasion de déplorer à plusieurs reprises sur S.I.Lex, mais la parution récente d’un Guide Data Culture marque enfin un signe encourageant envoyé par le Ministère de la Culture, pour la politique d’ouverture des données.

datalove
Mais que se passe-t-il au Ministère de la Culture ? Son dernier rapport Data Culture relève quasiment de la déclaration de Datalove…

Soumises à un régime particulier « d’exception », la réutilisation des données produites par les institutions culturelles a suscité un certain nombre de blocages et de difficultés ces dernières années, que j’ai résumées dans la présentation ci-dessous, avec un point sur les évolutions en cours au niveau européen. Cette crispation s’est notamment traduite encore le mois dernier par le fait que les données culturelles restent absentes de la nouvelle feuille de route du gouvernement pour la relance de la politique d’Open Data

Mais peut-être les choses sont-elles en train de commencer à évoluer, si l’on en croit ce qu’on lit dans le Guide Data Culture, publié le 22 mars dernier sur le portail Etalab. Ce rapport, signé par Camille Domange, correspondant Open Data du MCC et réalisé au niveau du département des programmes numériques, constitue à mon sens le premier signe clair envoyé par le Ministère de la Culture en faveur d’une politique d’ouverture des données culturelles.

Lire la suite

Pourquoi la Culture est devenue le mouton noir de l’Open Data en France

La semaine dernière, un atelier Open GLAM s’est tenu au centre Pompidou, organisé par Wikimédia France et l’Open Knowledge Foundation, autour des questions de réutilisation des données et contenus culturels.

« Constatant en France un certain nombre de blocages vis à vis de ces sujets, notamment sur le plan juridique« , ces deux organisations proposaient de rassembler des participants, issus à la fois d’institutions culturelles et d’associations œuvrant pour la libération des contenus, afin d’identifier les obstacles à la réutilisation des données dans ce secteur.

Black Sheep 1. Par Ionics. CC-BY. Source : Flickr

Dans ce cadre, il m’a été demandé de faire une présentation introductive, pour essayer de répondre à la question « Pour ou Contre l’ouverture des contenus et données culturels ?« , que je poste ci-dessous.

Je me suis attaché à essayer de montrer en quoi les données culturelles disposent en France d’un statut particulier au sein des informations produites par les administrations. Ce régime d’exception découle de la loi du 17 juillet 1978, qui aménage une « exception culturelle », bénéficiant à un certain nombre d’établissements.

Lire la suite

La licence Etalab, un atout pour la diffusion des données culturelles et de recherche

Les données culturelles ou celles qui concernent la recherche occupent une place particulière parmi les données publiques. Elles restent de fait encore en retrait au sein du mouvement d’Open Data qui se développe en France.

Dandelion illustration. Par Thomas Rockstar. CC-BY-NC-SA. Source : Flickr

Pas tout à fait des données comme les autres…

En effet, un statut juridique particulier a été fixée par la loi sur la réutilisation des informations publiques, pour les données produites par « des établissements et institutions d’enseignement ou de recherche » ou par des « établissements, organismes ou services culturels« . Ce régime particulier, dit « exception culturelle », permet à ces établissements de fixer les conditions de la réutilisation de leurs données, tandis que les autres administrations relèvent du régime général de cette loi, qui instaure un droit à la réutilisation des informations publiques au profit des citoyens.

Jusqu’à présent, les institutions culturelles et de recherche se sont plutôt servies de cette exception pour restreindre la réutilisation de leurs données, ce qui a pu faire dire que la culture constituait le « parent pauvre de l’Open Data en France« . Des tensions sont même apparues entre certains services culturels, comme des archives,  et des entreprises à qui  la réutilisation des données a été refusée. Les institutions culturelles (bibliothèques, musées, archives) et les institutions de recherche sont pourtant détentrices de données de grande qualité, dont l’apport pourrait être décisif pour le mouvement de l’Open Data

Lire la suite