Star Wars VIII : l’impasse d’une industrialisation de la mythologie

Le huitième épisode de la saga Star Wars The Last Jedi est sorti sur les écrans le mois dernier et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a provoqué des réactions explosives. La réception de ce nouvel opus est d’ailleurs assez paradoxale, comme on peut le voir sur le site de référence Rotten Tomatoes, car si les critiques professionnelles lui adressent la note très honorable de 90%, le film recueille auprès du public un score de 50% seulement, soit la pire appréciation de toute la série (y compris le controversé épisode II de la prélogie L’Attaque des Clones, c’est dire...).

Ce chiffre de 50% est d’ailleurs assez représentatif des réactions que l’on peut rencontrer en ligne : les fans de la saga ont soit apprécié, soit détesté les choix du réalisateur Rian Johnson, sans demi-mesure (disclaimer : je me range résolument dans le second groupe). On trouve beaucoup de critiques ou de commentaires en vidéo, mais celui que j’ai trouvé le plus intéressant est celui de la chaîne Cult’N’Click qui s’efforce justement d’expliquer pourquoi le film est aussi clivant :

En gros, on peut dire que si l’épisode VII de J.J. Abrams avait – à juste titre – été accusé d’être une sorte de remake déguisé de l’épisode IV Un nouvel Espoir, reprenant quasiment à la lettre la structure du premier film, Rian Johnson a choisi au contraire de prendre le contrepied systématique de toutes les attentes, sans craindre au passage de fouler aux pieds certains des grands totems de l’univers Star Wars (notamment tout ce qui tourne autour des Jedis).

Son film n’échappera pourtant pas non plus complètement à l’accusation de recyclage des films précédents (il comporte de très lourdes citations des épisodes V et VI…), mais il y a malgré tout chez lui une volonté de rupture radicale qui ne pouvait que faire entrer en convulsion les fans hardcore de la saga. Or c’est justement la réaction d’une partie de ces fans qui est intéressante à observer et à analyser (notamment d’un point de vue juridique).

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