S.I.Lex a 7 ans (et passe les deux millions de vues…) 

Cela fait un moment que je n’ai pas écrit de billet sur les évolutions de S.I.Lex. Le dernier remonte en fait à 2012 (si loin déjà…), au moment où j’ai publié mon 300ème post sur ce blog. J’en suis à présent à plus de 600, mais c’est un autre tournant un peu particulier que S.I.Lex a atteint cette semaine, car en plus de fêter son septième anniversaire, le site a dépassé les deux millions de pages vues.

2millions

Je voulais prendre un moment pour remercier les personnes qui sont venues ici lire mes écrits depuis des années, ainsi que partager avec vous quelques réflexions sur ce que m’inspire le franchissement de ce jalon.

Les blogs sont morts ? Vive les blogs ! 

Il y a peu de temps, j’étais invité sur Radio Campus pour une interview à propos des problèmes de liberté d’expression et de censure sur YouTube. A un moment de la conversation, j’explique à la journaliste qu’à mon sens, ces difficultés tiennent intrinsèquement au fait que YouTube est une plate-forme centralisée et que nous avons eu le tort de remettre l’essentiel de nos vies numériques aux mains de quelques acteurs géants. Et je termine sur la nécessité de revenir à des moyens décentralisés d’hébergement et de diffusion. La journaliste – qui ne devait pas avoir 30 ans –  marque un temps d’arrêt et me répond : « Ha oui, les blogs ? Mais c’est pas un peu has-been quand même ?« .

campus

J’avoue avoir souri intérieurement à cette réplique (car la présentatrice ne savait pas qu’elle parlait à un blogueur), tout en étant aussi assez triste, car cette réaction est significative des habitudes d’une grande partie des internautes, qui n’imaginent plus à présent revenir à des modes propres d’expression, pour s’en remettre aux réseaux et plateformes sociales.

Certes, je suis moi-même un grand utilisateur des réseaux sociaux (Twitter, notamment), mais un exemple comme celui de S.I.Lex montre que les blogs ne sont pas encore morts. Déjà en 2009, année ou j’ai ouvert ce site, on se demandait si les blogs étaient dépassés et on ne cesse depuis de les enterrer régulièrement. Mais pour ma part, je suis très loin de constater une telle érosion.

Lorsque je regarde mes stats, je constate que l’affluence sur S.I.Lex n’a pas significativement baissé depuis 2012, année où ce blog a percé et trouvé son « rythme de croisière ». Elle se situe en moyenne entre 20 et 30 000 pages vues par mois. La seule chose qui fait varier significativement ce chiffre, c’est ma propre assiduité : vous êtes nombreux à venir lorsque je suis régulier dans la publication et les visites s’effondrent dès que j’arrête d’alimenter le blog. Au-delà de deux semaines sans billet, je constate qu’il se produit un décrochage dans la fréquentation et qu’il faut ensuite beaucoup d’efforts pour « ressusciter » le trafic. C’est le propre du « travail de Sisyphe » qui fait à la fois le charme et la difficulté de l’art de bloguer. Une chose rassurante quand même, c’est qu’une part importante des visites (quasiment la moitié chaque mois) se fait sur la « longue traîne » des billets, certains restants même encore beaucoup lus plusieurs années après leur publication.

Mutation de la conversation

Une chose par contre a significativement évolué depuis le lancement de S.I.Lex : si les blogs  ne sont pas morts, la blogosphère s’est de son côté lentement désagrégée. Nous sommes moins nombreux à nous tenir assidûment à la pratique du blog par rapport au moment où j’ai commencé en 2009. Dans la BiblioSphère ou InfoSphère, au sein de laquelle je me suis d’abord inscrit, on trouve encore des personnes qui « se tiennent » au blog comme Olivier Ertzscheid sur Affordance.info (qui a passé il y a peu lui aussi le cap des 2 millions) ou Silvère Mercier sur Bibliobsession. Mais nos billets ne se répondent plus tellement, comme nous le faisions il y  a quelques années, et la conversation qui s’instaurait entre nos sites s’est déportée vers les réseaux sociaux.

Il y a aussi peu de renouvellement dans ce qui subsiste de la blogosphère et les nouveaux entrants se font rares ou ne « tiennent pas » (à quelques exceptions près…). L’éparpillement des publications sur les réseaux sociaux y est manifestement pour quelque chose, mais il y avait aussi sans doute dès l’origine un problème inhérent à la blogosphère, comme l’expliquait bien Loïc Lemeur dans cet article sur Libé :

Le blog a démocratisé la publication mais a laissé de côté le problème de la diffusion. Pour être lu, le contenu devait être connecté à d’autres blogs, par l’entremise de la blogroll, une liste de blogs amis placée sur le côté. Ce système de recommandation a constitué une oligarchie du blog, où seuls les plus connus pouvaient être vraiment lus.

J’ai longtemps cru être épargné par un autre phénomène, qui a quand même fini par me rattraper : celui du tarissement des commentaires. Jusqu’à 2015 environ, j’avais sous mes billets un nombre important de personnes qui venaient commenter, alors que beaucoup de blogueurs se plaignaient de leur raréfaction. Mais depuis un ou deux ans, je constate que S.I.Lex subit à présent également cette baisse. Il y a toujours des discussions autour des billets, mais elles sont déportées sur les réseaux sociaux (Twitter en particulier). Globalement, je trouve que ça représente une perte, car l’échange est beaucoup moins argumenté, et souvent même un peu caricatural quand il se limite à des bordées de tweets. Aujourd’hui, ce sont seulement les billets lus par un grand nombre de personnes qui suscitent encore des commentaires.

Ecrire, c’est agir

Si la blogosphère me paraît assez moribonde, cela ne veut pas dire que le blog est devenu une pratique solitaire, mais les réseaux dans lesquels S.I.Lex s’inscrit ont évolué. Je constate par exemple que les connexions que je peux avoir avec la presse tendent au contraire à s’enrichir. Il y a des billets qi arrivent à accrocher l’attention de journalistes, dont certains me contactent après leur lecture et reprennent des éléments pour écrire des articles. C’est arrivé par exemple cet été à propos du billet que j’avais écrit sur Pokémon Go ou encore cette semaine avec le post que j’ai consacré à l’expo Vermeer au Louvre. Au fil des années, des liens ont fini par se tisser avec certains journalistes et ces relations me paraissent mutuellement intéressantes. Je n’ai certes pas l’honneur de figurer dans le Decodex du monde, mais pour certains journalistes, je représente une source que l’on peut citer, et c’est une reconnaissance que je trouve importante.

Je regrette néanmoins l’époque où une plateforme comme OWNI avait systématisé la démarche en créant un média hybride entre site de presse et blogs. Rien n’a réellement comblé le vide laissé par la disparition d’OWNI en 2012, même si beaucoup des journalistes qui sont passés par là sont aujourd’hui devenus nos meilleures plumes sur le numérique dans la presse.

Au final, cette capacité à toucher au-delà de sa communauté d’origine fait que le blog reste un moyen irremplaçable de lancer des actions. J’ai toujours vu le blog du côté de la réflexion, comme une manière de forger sa pensée, d’approfondir des questions en les travaillant sur plusieurs années, de se confronter à d’autres (y compris parfois dans la polémique). Mais le blog n’est pas seulement cela, c’est aussi un moyen d’action et je pense que c’est ce double aspect que j’aime le plus dans l’écriture sur S.I.Lex. Certes, c’est surtout à travers SavoirsCom1 et la Quadrature du Net que je m’efforce de militer et d’agir, mais il reste important de pouvoir conserver une voix propre.

Il y a vraiment des idées qui sont parties d’un billet de blog écrit ici et qui ont fait leur chemin depuis ; des impulsions qui se sont propagées comme des ronds dans l’eau. Je me souviens par exemple d’un billet publié en 2013 sur les Grainothèques en bibliothèque (qui reste l’un des plus lus sur ce blog) dans lequel j’avais proposé une interview au fondateur de Graines de Troc. Certes, je n’ai pas inventé le concept de Grainothèque, ni même eu le premier l’idée d’en installer dans une bibliothèque, mais je pense que ce billet aura joué un rôle dans la diffusion de ce dispositif. Et c’est pour ce genre de choses que je me dis que cela vaut la peine de passer des nuits blanches à enchaîner les billets.

Il y a aussi de plus en plus d’étudiants (la plupart en droit), en mémoire ou en thèse, qui m’écrivent pour me poser des questions et qui me disent qu’ils ont eu envie de choisir leur sujet – en général un peu iconoclaste – en lisant mon blog. Et c’est aussi extrêmement précieux, car cela laisse espérer que les idées défendues ici puissent infuser peut-être au niveau académique.

Se trouver et/ou se perdre

En 2010, quand j’ai atteint les 100 billets publiés sur S.I.Lex, j’ai écrit ceci :

[Bloguer] est un exercice difficile et exigeant – je dirais presque déstabilisant par moment. Le rythme du blog ressemble parfois à une discipline sportive bizarre qui combinerait le sprint et le marathon ! Mais le plus difficile à maîtriser, c’est certainement le développement d’une nouvelle « identité numérique » à la frontière entre le privé et le public, le professionnel et le personnel, qui est autre tout en étant soi et qui nous confronte à une véritable épreuve de vérité.

On peut s’y perdre ou s’y trouver.

Pour ma part, j’ai l’impression d’y avoir trouvé quelque chose d’important que je n’abandonnerai pas de sitôt.

Avec les années, je dirais que je me suis sans doute autant perdu que trouvé dans la pratique du blog… à moins que ce ne soit l’inverse !

Calimaq demande beaucoup à Lionel (vraiment beaucoup…). Car même après sept années de pratique régulière, cela reste toujours une « petite mort » de briser l’angoisse de la page blanche et il faut souvent mettre ses tripes sur la table pour y arriver… Il m’est déjà arrivé d’avoir envie de changer ma description de profil en  inscrivant « Esclave textuel », tant j’ai parfois l’impression de crouler sous la charge (c’est certes une servitude volontaire, me direz-vous, mais ce sont souvent les pires…).

Pour autant, le blog est la voie qui m’a permis de me trouver en tant qu’auteur (au sens d’une personne qui aspire à vivre avec l’écriture). Et je dirais qu’au-delà de tout, c’est ce qui m’importe le plus et la raison pour laquelle, malgré le recul des blogs, je resterai sans doute encore longtemps fidèle à S.I.Lex, car je n’imagine tout simplement pas vivre sans lui (ou alors une vie qui aurait tellement moins de sens…). La seule « infidélité » que je m’accorde, c’est pour faire à présent aussi de la radio toutes les semaines, avec l’émission Freezone sur Libre@Toi, depuis bientôt un an. C’est vrai que j’apprécie de plus en plus ce média, qui tient plus de l’éloquence que de l’écriture, mais qui m’enthousiasme aussi beaucoup. Il faut dire que je m’en sers surtout pour soulager ma frustration de ne pas pouvoir traiter chaque semaine tous les sujets que je voudrais couvrir ici…

L’an dernier, qui a été particulièrement chaotique pour moi, principalement en raison de mon engagement dans l’aventure BiblioDebout durant les longs mois de Nuit Debout, j’ai eu beaucoup plus de mal à me tenir à une publication régulière, au point que j’ai fini par me demander si je ne devais pas songer à raccrocher pour passer à autre chose. Mais loin de mon clavier, j’écrivais encore dans ma tête des billets, parfois même la nuit en dormant. J’avais l’impression d’être un amputé qui sent encore sa jambe coupée et tant que cette impulsion (voire pulsion tout court…) sera là, je pense que je ne pourrai pas faire autrement que d’ouvrir mon WordPress pour écrire un billet de plus quand j’aurai l’impression d’avoir quelque chose à dire que je ne pourrai pas lire ailleurs.

Sans doute, il y aura un jour où un billet sera le dernier (question que je me pose parfois en appuyant sur le bouton « publier »… Et si c’était celui-ci, le dernier ?). Mais ce jour n’est pas encore arrivé, car il y a trop de combats que je veux encore mener, à commencer par celui des Communs, qui ont fini par devenir le fil conducteur dont parlent, directement ou indirectement, chacun de mes écrits.

***

Merci encore à tous ceux qui sont venus me lire ici et qui me liront encore. Je termine avec cette phrase de Benjamin Bayart, que j’ai le plaisir de côtoyer à la Quadrature du Net :

L’imprimerie aura permis au peuple de lire ; internet lui aura permis d’écrire.

J’ajouterai : d’écrire, mais aussi de trouver des lecteurs (ce qui est l’autre moitié de l’équation complexe de la publication). Je suis content de faire partie de ce peuple du Net et avoir un blog reste aujourd’hui – et peut-être même plus que jamais – une manière de se battre pour lui.

 

16 réflexions sur “S.I.Lex a 7 ans (et passe les deux millions de vues…) 

  1. nicolas - monartiste

    Merci pour cet article ! Il rejoint ce que j ai ressenti avec mon blog . Je l’ai abandonne au fil de ces derniers mois. Mais je rejoins cette vision du blogging

  2. od

    juste pour dire que j’ai tout de suite apprécié votre blog, par la pertinence de ces billets. Votre regard de juriste apporte des informations tout à fait claires et souvent peu considérés par les institutions en place, alors que les évolutions techniques ne les attendent pas.
    La presse radio est un média formidable, très différent de l’écriture, surtout si vous travaillez en direct (ce qui ne se fait plus beaucoup hélas), bonne continuation dans ces deux modes.

  3. Merci à vous de faire ce blog, depuis déjà 7 ans ! ça ne doit en faire que 5 que je vous lis régulièrement.
    J’espère que ce n’est pas votre dernier article ! :D Je prends beaucoup plaisir à vous lire, et à suivre vos aventures sur le Copyright Madness !
    D’ailleurs, un peu de HS mais votre paragraphe :

    « Sans doute, il y aura un jour où un billet sera le dernier (question que je me pose parfois en appuyant sur le bouton « publier »… Et si c’était celui-ci, le dernier ?). Mais ce jour n’est pas encore arrivé, car il y a trop de combats que je veux encore mener, à commencer par celui des Communs, qui ont fini par devenir le fil conducteur dont parlent, directement ou indirectement, chacun de mes écrits. »

    M’a beaucoup fait pensée au discours d’Aragorn dans le Seigneur des Anneaux devant la porte noire vers la fin du 3e volet… ;)

    J’ai moi-même un blog de lecture et je n’arrive pas à trouver le moyen d’aller au delà de ma page blanche. J’avais aussi plusieurs projets de blog sur le numérique et la veille, mais pas moyen de m’y plonger entièrement.

    Au plaisir de vous lire !
    Colunadoc (sur Twitter)

  4. Sabiblio

    Sérieusement l’article sur les grainothèques nous a bien servi :) mais le blog est encore plus apprécié après avoir vu le bloggeur en chair et en os

  5. Merci pour ces points de vue (que je partage d’ailleurs) qui éclairent les évolutions de l’expression sur le web. Merci aussi pour la clarté de l’écriture et le côté « humain ».

  6. Moi aussi, blogeur novice (trois ans) et modeste sur un tout autre sujet, votre article m’est utile et confirme mes constats. En trois ans, chaque visiteur visite moins de pages (de 3,21 en moyenne en fin 2014 à 1,70 en fin 2016), et le plus souvent une seule. Et, smart phone oblige, ils n’ont plus le clavier sous les yeux ou sous les doigts quand ils lisent. Comme je n’ai pas de présence sur les proclamés réseaux sociaux, ce sont les liens des autres qui conduisent vers mon blog (comme le portail Rezo me conduit à vous de temps en temps). Oui, « un vieil article ne meurt jamais » : quelques liens restés sur le web valent sur la longueur autant qu’une fièvre de deux jours due à FB ou TW. Je me dis souvent : » j’arrête dans trois mois » ; mais… Bonne continuation !

  7. Merci pour ce point de vue, on a besoin de réinvestir les blogs et autres espaces, indépendamment des grosses plate-formes. Ça ne se fera pas en un jour et il faut cultiver l’idée qu’on a le choix. :)

    Et pour la citation de BB, la seconde partie est au futur il me semble : « internet va lui permettre d’écrire ». Parce que, justement, ce n’est pas acquis.

    Bisous, bonne continuation

  8. VMottu

    Il est difficile d’écrire, ne serait-ce qu’un commentaire, parce que nous n’avons pas tous le talent d’argumenter avec justesse, le temps de le faire, ou simplement par timidité.
    Ça n’empêche pas de tirer le meilleur profit de vos articles très détaillés. Vos idées sur le partage, mais aussi vos éclairages sur la législation permettent de comprendre bien des choses et de remettre en cause bien des schémas de pensée.
    Merci pour tout, au plaisir de vous lire encore longtemps.

  9. B. Majour

    Bonjour Calimaq

    Comme d’autres, je ne suis pas non plus sur les réseaux sociaux. Echanges trop rapides et sans profondeur/trop court… ou trop long à tout parcourir.
    Je préfère les blogs, et le tien est dans mes favoris. Parce que tu es riche, et tu apportes de la richesse en réflexions.

    Quand tu n’es pas sur ton blog, je te suis par web-conférence interposée, quand elles sont enregistrées. Tu fais aussi un travail « d’auteur » à ce niveau.
    Et un travail intéressant de vulgarisation.

    Pour les contradicteurs, tant mieux que tu en aies. Au moins, ça prouve que tu intéresses, et ça donne de la vie à ton blog. Le rôle des méchants dans les romans ou dans les films n’est pas juste de faire du mal au héros, mais plutôt de lui permettre de vivre pleinement son aventure.
    Sur un blog, ils participent à la co-création active du billet et de sa profondeur.
    On ne peut pas tout dire dans un billet, c’est plus facile dans les réponses… en sachant ce que les lecteurs veulent vraiment.

    Et c’est de la matière pour les prochains billets.

    J’espère que tu en auras d’autres, au moins pour atteindre le trois millions de vues. ;-)

    Et grand Merci à Calimaq pour ce qu’il demande à Lionel.
    B. Majour

  10. Anonyme

    Bonjour,
    Je viens rarement sur le blog (sauf lien qui y encourage) mais je lis vos billets sur ma messagerie. Malheureusement cela ne compte peut-être pas dans le nombre des lecteurs.
    J’ai beaucoup utilisé vos écrits pour faire comprendre l’esprit du Libre, des licences libres et la folie des copyright auprès des personnes que j’initie à l’informatique. J’ai beaucoup appris et j’apprends beaucoup à chacune de vos lectures.

    Alors, ce n’est pas parce qu’il n’y a pas visite stricto sensus de votre blog que vous n’êtes pas lu. Pas forcement au moment de l’édition, mais est-ce que cela a de l’importance !

    Espérant encore faire quelques bouts de chemin ensemble. Continuez, des graines se sèment à chaque billet.

    Cordialement,

    Ida

  11. C’est bizarre pour moi de venir poster ici. Je ne sais même pas ce qui me prends. C’est la première fois que je viens ici mais j’en avais envie. Tes mots m’entrainent facilement et je suis déjà en train d’essayer de comprendre ce que c’est au final que Scinfolex.com tout en fouillant la multitude de liens qui parcourent cet article.
    Alors j’ai l’impression de comprendre mais je ne peux pas ressentir ce que tu as vécu, ce que ça fait de tenir un blog depuis si longtemps quand je n’en tiens un que depuis 1 an et demi. Je n’aurais sans doute pas ma réponse de suite mais j’ai redouble d’envie de continuer à écrire et de donner à mon tour à une raison d’exister à cette activité qui me fascine secrètement depuis quelques temps.
    Je ne sais pas s’il est entièrement pertinent de continuer à écrire sous forme de blogs même si je me retrouve dans ce que tu racontes et que je suis d’accord avec ce que permet un blog au niveau de la réflexion mais je ne suis pas sur de connaitre d’autres alternatives. Alors en attendant autant continuer contre et avec les réseaux sociaux.

    En tout cas ravi d’avoir faire la connaissance de ce charmant endroit. J’y repasserai volontiers et j’espère pouvoir y lire de nouveaux articles :3.

  12. Ping : sweetux’Autonews #3 | SWEETUX.ORG

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