Décision CJUE sur le prêt numérique en bibliothèque : quel impact en France ?

La semaine dernière, la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) a rendu une décision très attendue à propos du statut du prêt de livres numériques en bibliothèque. Plusieurs commentaires ont été publiés depuis, mais je n’en ai vu aucun qui cerne en détails les conséquences potentielles de la décision de la Cour sur la situation en France. Il est vrai que l’affaire est née d’un litige entre bibliothèques et ayants droit aux Pays-Bas, mais un raisonnement par analogie permet d’envisager les répercussions chez nous, sachant que les jugements de la CJUE font autorité dans toute l’Union européenne.

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Image par Tibo Noko. CC-BY-SA. Source : Flickr.

Avant d’entrer dans l’analyse, il est utile de rappeler brièvement les faits : le consortium d’achats VOB, qui représente l’ensemble des bibliothèques publiques en Hollande, s’est retrouvée en litige la Stichting, organisation équivalente à la SOFIA en France, chargée de collecter les rémunérations au titre du droit de prêt. Un conflit est né parce que les bibliothèques ont – courageusement – refusé de passer par les offres contractuelles mises en place par les éditeurs pour se procurer en livres numériques. Elles ont décidé à la place de s’approvisionner en fichiers se tournant vers les mêmes fournisseurs qui proposent des ebooks au grand public. VOB affirmait qu’elle avait le droit de le faire sur le fondement de la directive européenne de 1992 sur le droit de prêt, dont les principes établis pour le livre papier pouvaient, selon elle, être étendus au livre numérique.

La Stichting soutenait le contraire et voulait imposer aux bibliothèques de recourir uniquement à l’offre contractuelle déterminée par les éditeurs, qui leur laisse beaucoup plus de latitudes pour fixer les conditions de mise à disposition des livres numériques, ainsi que les conditions tarifaires. L’affaire a fini par être portée en justice et les juges hollandais ont saisi la CJUE pour obtenir une interprétation du droit européen concernant le statut du prêt de livre numérique en bibliothèque.

Il faut savoir que cette question se posait en réalité depuis plusieurs années dans tous les pays d’Europe. L’organisation EBLIDA, qui représente les bibliothèques au niveau européen, milite depuis 2012 pour la reconnaissance d’un droit de prêt pour les livres numériques. En France, le débat a eu lieu également et l’Association des Bibliothécaires de France (ABF) a pris position en 2014 pour une adaptation du cadre législatif permettant « aux bibliothèques publiques d’acquérir et de prêter des livres numériques sans restriction, à un prix et selon des conditions raisonnables, tout en assurant une rémunération des auteurs« . Mais c’est sur une base contractuelle que le prêt numérique se développe en France, notamment depuis plusieurs années à partir du dispositif PNB, fortement soutenu par le Ministère de la Culture, malgré l’expression de vives critiques par rapport aux conditions de cette offre.

L’importance de protéger les bibliothèques et les auteurs

Avant de rentrer dans le raisonnement suivi par la CJUE dans sa décision, il est utile de revenir un instant sur les conclusions rendues par l’avocat général en juin dernier, auxquelles j’avais consacré un billet. L’avocat constatait que beaucoup d’éditeurs sont réticents à autoriser le prêt par des bibliothèques de livres numériques figurant dans leur catalogue, de peur que ces accès publics ne viennent « cannibaliser » des ventes qu’ils auraient pu faire aux particuliers. Du coup, certains choisissent d’exclure carrément tout ou partie de leurs titres de l’offre aux bibliothèques, ou bien de fixer des conditions tarifaires défavorables pour freiner le développement des usages. Or pour l’avocat général, une telle situation est contraire à l’intérêt général, car elle fragilise la possibilité pour les bibliothèques de continuer à jouer le rôle important qui est le leur pour l’accès à la culture dans l’environnement numérique :

(…) dans un environnement gouverné par les seules lois du marché, […] les bibliothèques, surtout les bibliothèques publiques, n’ont pas toujours les moyens financiers de se procurer, au prix fort demandé par les éditeurs, les livres numériques avec le droit de les prêter.

(…) Sans le bénéfice des privilèges qui découlent d’une dérogation au droit exclusif de prêt, les bibliothèques risquent donc de ne plus être en mesure de continuer à jouer, dans l’environnement numérique, le rôle qui a toujours été le leur dans la réalité du livre papier.

Par ailleurs, l’avocat général expliquait également que l’extension du droit de prêt aux livres numériques était plus favorable aux auteurs eux-mêmes. En effet, la directive européenne permet aux États-membres d’autoriser les bibliothèques à acquérir des livres pour les mettre en prêt, mais à la condition d’instaurer une rémunération équitable au bénéfice des ayants droits (ce qui est le cas en France). Lorsque les offres aux bibliothèques sont construites uniquement sur une base contractuelle, l’avocat souligne que la part qui revient aux auteurs n’est pas fixée par la loi, mais dépend des négociations avec les éditeurs. Or il fait remarquer que les auteurs sont structurellement dans une situation de faiblesse vis-à-vis des éditeurs, qui doit faire préférer un droit de prêt défini par la loi et applicable aux ebooks :

[Les éditeurs] mettent à la disposition des bibliothèques, pour un prix spécialement négocié à cet effet, les livres numériques que ces bibliothèques ont ensuite le droit de prêter aux usagers.  (…) ces relations contractuelles bénéficient principalement aux éditeurs ou aux autres intermédiaires du commerce des livres numériques, sans que les auteurs reçoivent une rémunération adéquate.

(…) Une interprétation de la directive 2006/115 selon laquelle le prêt numérique relève de la notion de « prêt » non seulement ne serait pas préjudiciable aux intérêts des auteurs, mais, au contraire, permettrait de mieux protéger leurs intérêts par rapport à la situation actuelle, régie par les seules lois du marché.

Pour ces raisons, l’avocat général recommandait à la Cour de procéder à une « interprétation dynamique » de la directive et de considérer que ce texte était bien applicable aux livres numériques, bien qu’il n’évoque pas explicitement les ebooks. On va voir que c’est ce que la CJUE a décidé de faire, mais en donnant à sa décision une portée plus limitée que ce que demandait l’avocat général.

Une extension de la directive, mais seulement au « prêt mimétique » (one copy – one user)

Pour aboutir à sa conclusion, la Cour commence par relever que les termes « copies », « objets », « exemplaires », « original » figurant dans le texte peuvent être interprétés comme neutres d’un point de vue technologique et que rien dans la directive n’interdit de considérer qu’ils peuvent désigner des livres numériques. La CJUE estime qu’en raison du rôle des bibliothèques dans la « promotion culturelle », il importe de sauvegarder dans l’environnement numérique « l’effet utile » de l’exception dont elles bénéficient sur la base de la directive.

Mais la Cour estime aussi qu’il est important de préserver les intérêts des auteurs et elle choisit pour cela de retenir une définition restrictive des formes de mises à disposition qui pourront être considérées comme assimilables à des « prêts » au sens de la directive. En cela, elle est aidée par la question même posée par la juridiction hollandaise, qui correspondait au dispositif établi par le consortium VOB. Aux Pays-Bas, les fichiers acquis par les bibliothèques sont mis à disposition du public selon le modèle « One Copy – One User » (une copie – un utilisateur) décrit ainsi par la Cour :

[Le] prêt est effectué en plaçant cette copie sur le serveur d’une bibliothèque publique et en permettant à l’utilisateur concerné de reproduire ladite copie par téléchargement sur son propre ordinateur, étant entendu qu’une seule copie peut être téléchargée pendant la période de prêt et que, après l’expiration de cette période, la copie téléchargée par cet utilisateur n’est plus utilisable par celui-ci.

La Cour estime que la directive ne peut être étendue au livre numérique que si les actes de mise à disposition accomplis par les bibliothèques s’effectuent dans des conditions présentant « des caractéristiques comparables, en substance, à celles des prêts d’ouvrages imprimés« , c’est-à-dire une « limitation des possibilités simultanées de téléchargement à une seule copie » et un prêt valable seulement « pour un temps limité« .

Cela revient donc à dire que la Cour a borné l’applicabilité de la directive à des formes de « prêt mimétique » de livres numériques, qui doivent artificiellement limiter la mise à disposition pour faire ressembler l’emprunt d’un fichier à l’emprunt d’un livre papier. Or cela ne couvre qu’une partie seulement des formules existant d’ores et déjà en bibliothèque. Certaines offres sont modelées sur ce principe « Une Copie – Un utilisateur », mais d’autres prévoient par exemple des accès en streaming à des bouquets de livres numériques (abonnement BiblioVox ou Publie.net) ou des systèmes où un fichier acquis par une bibliothèque peut être emprunté simultanément par plusieurs utilisateurs (ce qui est le cas pour PNB). Il existe encore d’autres offres dans lesquelles l’utilisateur et/ou la bibliothèque peut télécharger des ebooks sans DRM et sans obligation de restitution après un temps donné (cas des Ebooks-cartes d’E-Fractions, de l’offre pour tablettes de NumerikLivres ou de la nouvelle offre de fichiers développée par Publie.net).

Donc parmi tout l’éventail des modalités d’existence du livre numérique en bibliothèque, la Cour a choisi que la directive ne couvrait que la plus restrictive : celle où on impose un usage des fichiers identique à celui du papier, ce qui revient un peu à demander à des avions de rouler au sol… C’est hélas une tendance assez lourde de la jurisprudence de la CJUE, qui semble parfois chercher à « brider » les possibilités du numérique, comme on avait pu par exemple le constater aussi dans une autre décision récente rendue à propos de la revente d’occasion des logiciels fixés sur des supports.

La légalité de PNB sera-t-elle affectée en France ?

La question que l’on pouvait se poser – et que nous étions nombreux à nous poser, à vrai dire – était de savoir si le dispositif PNB resterait légal au cas où la CJUE suivait son avocat général et acceptait d’étendre la directive au livre numérique. En effet actuellement, PNB rémunère les auteurs des ouvrages proposés aux bibliothèques uniquement sur la base de taux fixés dans les contrats d’édition conclus avec les éditeurs pour ce type d’usages numériques. Or si ces mises à disposition devenaient assimilables à des prêts au sens de la directive européenne, alors PNB se serait trouvé d’un coup dans l’illégalité, faute de reverser aux auteurs une rémunération supplémentaire au titre du droit de prêt, à l’image de ce qui existe pour les livres papier.

Mais ce n’est pas ce qui va se produire à présent, en raison de la portée limitée que la CJUE a donné à sa décision. En effet, le dispositif PNB prévoit que les licences achetées par les bibliothèques permettent généralement des accès simultanés aux fichiers qu’elles acquièrent via la plateforme mise en place par Dilicom. Selon les éditeurs, ce nombre de prêts simultanés par fichier est susceptible de varier (entre 10 et 50) et chaque téléchargement effectués par les utilisateurs décompte un « jeton » de la licence, jusqu’à épuisement et obligation pour la bibliothèque de racheter alors le fichier.

Donc on doit en déduire que ce que pratique PNB ne constitue pas un « prêt » au sens de la directive de 1992, en vertu de l’interprétation restrictive retenue par la CJUE. Dès lors, la rémunération des auteurs au titre du droit de prêt n’est pas non plus applicable : les reversements prévus par les contrats d’édition peuvent suffire. Le fait que ces accès simultanés soient en dehors du champ d’application de la directive ne signifie pas que PNB devient « illégal ». En effet, PNB dispose de son propre fondement juridique : celui qu’il tire du montage contractuel sur lequel il a été construit (multiples contrats liant les auteurs, les éditeurs, les libraires et fournisseurs et Dilicom, jusqu’aux licences achetées par les bibliothèques en bout de chaîne). Or cette base contractuelle garde son efficacité propre et n’est pas affectée par la décision de la CJUE (ce qui sera aussi le cas pour les offres Publie.net, BiblioVox, NumerikLivres et autres cités plus haut, qui ne reposent pas sur le modèle « One Copy – One User »).

En revanche, les offres qui existent en France et fonctionnent sur le modèle « One Copy, One User » vont être touchées par ce jugement et ne pourront plus être légales, à moins qu’une rémunération soit versée au titre du droit de prêt. On peut penser notamment à une partie de l’offre de Numilog, qui fonctionne selon ce principe, ou aux ebooks de l’éditeur Hachette, fortement attaché à ce modèle, comme le déclarait encore récemment son pdg Arnaud Nourry :

Aujourd’hui, nous vendons un exemplaire numérique à chaque bibliothèque, à un prix qui représente deux à trois fois le prix normal. C’est une licence perpétuelle qui l’autorise ensuite à prêter le livre. Mais une seule copie à la fois! Chaque éditeur a sa formule contractuelle. Nous n’entendons pas changer la nôtre.

C’est donc assez cocasse, car Hachette diffusant à présent son offre aux bibliothèques via PNB, c’est la seule portion de ce système qui va devenir illégale tant qu’un reversement du droit de prêt ne sera pas mis en place. Arnaud Nourry va sans doute beaucoup goûter le sel de cette ironie !

Quel bénéfice au final pour les bibliothèques françaises ?

On pourrait se dire en lisant les lignes qui précèdent que le bénéfice à retirer pour les bibliothèques françaises de la décision de la CJUE risque d’être assez maigre. Mais celle-ci présente pourtant une utilité certaine. En effet, à l’image de ce que pratique VOB aux Pays-Bas, les bibliothèques françaises n’auront plus désormais à dépendre d’offres contractuelles pour pouvoir acquérir valablement un livre numérique et le mettre en prêt. Comme pour le livre papier, elles pourront aller se procurer des fichiers en passant par des fournisseurs et en acquérant les mêmes ebooks que les particuliers.

C’est notamment dû à l’effet de la loi de 2003 sur le droit de prêt public, qui est intervenue en France pour transposer la directive européenne. Son article 1er mentionne en effet ceci :

Lorsqu’une oeuvre a fait l’objet d’un contrat d’édition en vue de sa publication et de sa diffusion sous forme de livre, l’auteur ne peut s’opposer au prêt d’exemplaires de cette édition par une bibliothèque accueillant du public.

Une telle disposition constitue ce que l’on appelle une « licence légale » par laquelle la loi se substitue aux titulaires de droits pour autoriser un usage. Dorénavant, ni les auteurs, ni les éditeurs ne peuvent plus empêcher une bibliothèque en France d’acquérir un livre numérique. Jusqu’à la décision de la CJUE, il y avait débat pour savoir si l’expression « oeuvre ayant fait l’objet d’un contrat d’édition en vue de sa publication et de sa diffusion sous forme de livre » couvrait aussi le livre numérique. Mais à présent, ce doute n’est plus permis et la réponse est positive. 

La Cour précise dans sa décision que les bibliothèques ne peuvent mettre en prêt un livre numérique qu’après qu’une « copie ait été mise en circulation par une première vente« . Cela signifie qu’il faut qu’un titre soit disponible d’abord sur le marché pour la vente aux particuliers via le circuit de distribution numérique. Mais une fois que c’est le cas, rien ne peut empêcher les bibliothèques de l’acheter pour leurs propres besoins.

Or ce changement est susceptible d’avoir des répercussions importantes. Une des grandes critiques que l’on adresse souvent à PNB est que le catalogue des titres proposés aux bibliothèques ne correspond pas à l’ensemble des livres disponibles. Les éditeurs refusent encore de vendre une partie de leur production aux bibliothèques françaises, notamment leurs nouveautés. Mais cette forme « d’embargo » est désormais terminée : en cas de refus d’un éditeur d’inclure un titre dans l’offre PNB, les bibliothèques pourront toujours à présent se procurer le fichier chez un libraire ou un fournisseur qui ne pourra pas leur refuser cette vente.

Donc au final, il serait faux de penser que la décision de la CJUE sera sans incidence en France, car elle permet a minima de surmonter l’obstacle du refus de vente des éditeurs.

La loi va-t-elle devoir changer en France ?

Évidemment, si l’on suit le raisonnement de la CJUE, les bibliothèques ne pourront acheter des fichiers en « contournant » PNB qu’à la condition qu’une rémunération spécifique soit versée aux titulaires de droits au titre du droit de prêt. Or pour le livre papier, cette rémunération prend deux formes différentes : une partie est assurée par l’Etat qui verse chaque année 1,5 euro par usager inscrit dans les bibliothèques publiques et 1 euros par usager inscrit dans les bibliothèques universitaires.  L’autre part est couverte par un pourcentage de 6% du prix public des livres achetés par les bibliothèques de prêt, reversé par les libraires (ou autres fournisseurs) à la société de gestion collective SOFIA.

Or si l’on regarde la loi de 2003, on constate qu’elle parle seulement « d’exemplaires des livres achetés », sans aucun terme qui renverrait spécifiquement à des livres papier. Et c’est la même chose pour les deux décrets de 2004 (1, 2) qui organisent concrètement la rémunération au titre du droit de prêt : ils emploient la même expression « d’exemplaires de livres achetés » ou parlent abstraitement « d’oeuvres ». Or en vertu de l’interprétation effectuée par la CJUE, on doit à présent considérer que ces termes génériques couvrent aussi le livre numérique.

Donc la conclusion logique de tout ceci est qu’il n’est pas nécessaire de modifier la loi de 2003 pour que la décision de la CJUE soit directement applicable en France. N’importe quelle bibliothèque peut dès aujourd’hui se tourner vers son libraire pour acheter au prix public de vente un livre numérique qu’il propose. Celui-ci ne peut alors refuser de procéder à cette vente et il devra reverser à la SOFIA les 6% dus au titre du droit de prêt. La bibliothèque devra de son côté intégrer ces acquisitions de livres numériques dans les déclarations qui sont demandées chaque année par la SOFIA pour que celle-ci puisse effectuer ses vérifications. Quant à la part « fixe » versée par l’Etat en fonction des usagers inscrits, elle n’a tout simplement pas lieu de bouger.

Le recours aux DRM sera-t-il obligatoire ?

Une fois le livre numérique acquis, la bibliothèque pourra disposer du fichier de manière perpétuelle, sans limitation dans le temps, étant donné que la CJUE n’a apporté aucune restriction sur ce point. Néanmoins, la bibliothèque ne pourra mettre le livre numérique à la disposition de ses usagers qu’à la condition de respecter le modèle « One Copy – One User ». Cela signifie que si elle veut qu’un livre numérique puisse être emprunté par 10 utilisateurs en même temps, elle devra acheter 10 fichiers différents.

Or la question que l’on peut à présent se poser est de savoir comment la bibliothèque devra implémenter ce modèle et si elle devra nécessairement recourir à des DRM pour garantir la chronodégradabilité des fichiers. Dans sa décision, la Cour décrit ce modèle de la manière suivante :

une seule copie peut être téléchargée pendant la période de prêt et (…) après l’expiration de cette période, la copie téléchargée par cet utilisateur n’est plus utilisable par celui-ci.

Garantir qu’il n’y a pas d’accès simultanés au même fichier ne nécessite pas à proprement parler l’implémentation d’un DRM. C’est une question qui est plutôt réglée au niveau de la plateforme d’accès aux ebooks mis à disposition par la bibliothèque. Par contre, faire en sorte que « la copie téléchargée par cet utilisateur n’est plus utilisable par celui-ci » nécessite sans doute un dispositif technique qui garantisse la chronodégradabilité.

Cela ne veut cependant pas dire que le recours à des DRM implantés au fichier (type Adobe Digital Édition, utilisé pour PNB) est obligatoire. On peut imaginer des dispositifs différents dans lesquels la chronodégradabilité serait assurée par une application installée par l’utilisateur sur son appareil et qui gèrerait la mise à disposition temporaire (un peu comme on le voit pour la musique avec Deezer ou Spotify, où l’utilisateur peut télécharger les fichiers en local sur son appareil pour une lecture en mode déconnecté).

Mais il n’empêche que la mise en place d’un dispositif technique de contrôle paraît malgré tout incontournable et ce sera aux bibliothèques de le déployer elles-mêmes.

Une opportunité à saisir tout de même

Il est certain que la décision de la Cour ne va pas tout résoudre d’un coup de baguette magique. Mais elle ouvre quand même quelques pistes dans un paysage qui tendait de plus en plus à s’homogénéiser complètement du fait de la progression de PNB.

Pour que ces ouvertures produisent des effets, on peut penser que c’est la mutualisation qu’il est important à présent de rechercher. Aux Pays-Bas, VOB constitue un puissant consortium d’achats qui regroupe toutes les bibliothèques publiques du pays. C’est cette échelle nationale qui a permis à ces établissements de peser par leurs acquisitions directes de fichiers comme un contrepoids face aux offres contractuelles des éditeurs. Par ailleurs, cette taille critique est sans doute aussi nécessaire pour aborder les défis techniques liés à la diffusion selon le modèle « One Copy – One User ».

On pourrait donc voir émerger en France un contrepoids à PNB, sous la forme d’une « coopérative d’achats » des bibliothèques publiques permettant de rassembler les fichiers acquis par ses membres sur une plateforme contrôlée par les établissements. Cette formule aurait notamment un intérêt pour permettre aux bibliothèques de diffuser les titres que les éditeurs refusent toujours d’inclure dans leurs offres, notamment les nouveautés.

Cela ne doit à mon sens pas empêcher les bibliothèques de continuer à militer pour un aménagement législatif, qui permettrait de couvrir d’autres modèles que le « One Copy – One User » en donnant des garanties solides pour la préservation des usages collectifs. Mais l’horizon politique d’une telle loi reste très incertain et d’autant plus que nous allons plonger à présent dans une période d’élections présidentielles qui va tout figer pour plus d’un an.

Il faut donc savoir faire flèche de tout bois et il y a moyen sans attendre de tirer profit des marges ouvertes par la décision de la CJUE, à condition de le faire collectivement.


51 réflexions sur “Décision CJUE sur le prêt numérique en bibliothèque : quel impact en France ?

  1. Merci Lionel pour ce billet et ton analyse. Je me pose tout de même une question. Est-ce qu’un modèle contractuel (PNB) peut être maintenu malgré une décision de la CJUE. Cette dernière n’a-t-elle pas vocation à se généraliser dans les pays communautaires ? Ou bien faut-il absolument passer par une directive ?

    1. Le modèle contractuel peut de maintenir, dans la mesure où il est compatible avec la directive. Or ici, toute la partir « accès simultanés » de PNB n’est en réalité par compris dans le champ d’application de la directive, car la Cour considère que cela ne correspond pas à du « prêt ». Dès lors, la licence légale prévue par la loi de 2003 ne s’applique pas à PNB. Mais rien n’empêche de mettre en place d’autres modèles sur une base contractuelle. Et c’est ce qui s’est produit avec PNB, qui possède son propre fondement juridique. Par contre effectivement, la décision de la CJUE va produire des effets dans toute l’Union européenne et affecter les modèles « One Copy – One User ». C’est assez décevant au final, par rapport aux conclusions de l’avocat général qui étaient plus larges, mais je crains bien que ce soit la manière dont on doive comprendre cette décision.

  2. 1001 mercis Calimaq pour ce billet plus que complet… que tout le monde attendais de ta part en fait ! Je profite de ce message pour poser 2 questions ;

    – la première > en terme de droit public, quel est le statut (valeur d’investissement – inventaire) d’un livre électronique chrono-périssable ? Cela m’a toujours « chiffonné » en terme de collections inaliénable ou pas …. .au réel une chrono-dégradation n’est pas un désherbage …

    – Une dernière > question pratiquo-anodine : demain je me rapproche de mon libraire préféré, je lui fournit 10 bonnes liseuse e-ink et un bon de commande de 30 e-books différents (ou pas) par tablettes et ….hop je suis dans les clous ? derrière la SOFIA s’en débrouille ? Merci encore ! a te lire.

    1. Bonjour,

      Sur vos deux questions :
      1) Il y a des questions pour savoir si le régime de la domanialité publique doit s’étendre au patrimoine immatériel, mais pour l’instant il n’y a pas de réponse définitive en jurisprudence et on ne peut pas considérer que des ebooks relèvent du régime de la propriété publique, surtout comme dans le cas de PNB où ce qui est acquis n’est en réalité pas un bien, mais un simple droit d’accès temporaire à un service. C’est d’ailleurs un des apports de cette décision de la CJUE : les bibliothèques y gagnent le droit d’acheter des fichiers « en dur » et on ne peut plus leur refuser cette vente.

      2) Oui, c’est bien ça. La décision s’applique aussi à mon sens à de la consultation sur place sur tablettes (ou au prêt de tablettes chargées), car on est bien alors dans un usage des fichiers similaire à celui du papier, comme l’exige la CJUE. Du coup, vous pouvez tout à fait aller trouver votre libraire pour acheter ces ebooks. Il ne peut pas refuser la vente et c’est à lui ensuite de s’acquitter des reversements des droits à la SOFIA, comme il ne ferait pour le papier. Par contre, si on veut respecter la logique de la décision CJUE, il faut bien acheter un fichier par tablette ou liseuse, pour respecter le modèle « One Copy – One User) qui est le seul couvert par la décision.

  3. Bonjour,
    Merci pour cet excellent article – le plus clair et complet que j’ai trouvé sur le sujet.
    J’ai bien noté, dans la question d’Eric Durel et dans votre réponse, la possibilité pour une bibliothèque d’acheter un ebook auprès d’un libraire, de l’y faire charger sur une tablette ou une liseuse et de prêter ensuite l’ebook chargé sur ce support.
    Qu’en est-il dans le cas d’une acquisition à partir d’un site internet ? Celle-ci implique en général l’acceptation des conditions d’achat qui limitent l’utilisation de l’ebook acheté à l’usage privé et interdisent la copie ou la limitent (souvent même par DRM) à un nombre restreint de terminaux? L’application à un ebook, par une bibliothèque, de sa propre DRM (en vue de respecter les conditions de prêt autorisées par la CJUE) suppose déjà une forme de copie et d’archivage sur un serveur de la bibliothèque.
    L’acquisition d’un ebook par un particulier n’est-elle finalement pas elle aussi contractuelle? Est-ce que les clauses des conditions d’achat interdisant le prêt d’un ebook ne s’appliqueraient pas à une bibliothèque, alors même que le bibliothécaire a accepté ces conditions au moment de l’achat ?
    Merci d’avance.

    1. Bonjour,

      Vous posez là des questions importantes. A mon sens, si les limitations à l’usage résultent simplement de licences à valeur contractuelle, elles ne sont pas opposables aux bibliothèques, dans la mesure où la faculté de mettre le fichier en prêt est accordée par la loi elle-même, qui possède une valeur supérieure. La loi de 2003 dit bien « l’auteur ne peut interdire », ce qui rend caduques les clauses contractuelles contraires.

      Par contre, si la restriction est imposée par un DRM, les choses seront plus complexes. Car l’articulation entre DRM et exceptions au droit d’auteur est plus complexe. Le Code de propriété intellectuelle liste des exceptions que le DRM ne sont pas sensés compromettre. Mais le prêt en bibliothèque n’y figure pas.

      Donc pas certain qu’une bibliothèque puisse faire sauter un DRM pour mettre en prêt un fichier…

      Dans le doute, il est possible de saisir la Hadopi (hélas) qui compte parmi ses missions l’équilibre entre les DRM et les exceptions.

    2. Pour tous ceux qui recherchent un prêteur sérieux et honnête, je vous conseille de vous adresser à Mr, Loïc Jean Joseph Tournemire. Depuis 4 mois c’est le seule chez qui j’ai pû avoir mon crédit pour démarrer une activitée et payer mes dettes. Cet Monsieur que j’ai connu sur ce même site grâce aux témoignages d’une certaine madame. Et croyez moi je ne regrette pas m’être adressé à lui, il m’a accordé mon crédit en moins de 72H. Moi qui croyais ne plus pouvoir retrouver le sourire et m’être faite arnaque par plus d’un faux prêteur. Pour vos demandes de crédit financier je vous conseille une seule adresse:

      E-mail: loicjeanjosepht@gmail.com

      Ne vous laissez plus arnaquer par les faux prêteurs. 

  4. Bonjour, merci pour cet article. Si je comprends bien, grâce à l’article et aux commentaires, il est donc légal aujourd’hui qu’une bibliothèque prête à ses usagers des liseuses préchargées d’ebooks achetés à un libraire en ligne… mais la loi française peut-elle changer? n’est-ce pas juste un moment de permissivité qui prendra rapidement fin si les bibliothèques françaises exploitent cette possibilité?

    1. Bonjour. Normalement, oui. A condition de respecter le principe « One Copy, One User », les bibliothèques ont le droit en vertu de cette jurisprudence de prêter des liseuses chargées d’ebooks achetés en librairie.

      La loi française pourrait en effet changer. Elle devrait même le faire pour prendre en compte cette décision. Mais le législateur français est soumis normalement à la jurisprudence de la CJUE : il ne pourrait pas revenir en arrière par rapport aux principes dégagés.

      La seule manière de renverser la décision de la Cour, ce serait qu’une directive européenne intervienne sur le sujet du droit de prêt numérique en bibliothèque, et il n’y a rien de tel qui se profile à l’horizon.

      Donc j’aurais tendance à dire au contraire qu’il faut que les bibliothèques s’emparent des possibilités offertes par la décision de la CJUE, de manière à ancrer dans la pratique les usages.

  5. Merci pour votre réponse. Apparemment tout le monde ne l’interprète pas de la même manière, il est difficile d’avoir des certitudes…
    cf : « Mais il y a une condition à l’applicabilité, c’est que la directive ait bien été transposée dans le droit français, ce qui n’est pas établi clairement à ce stade.
    Il serait donc sans doute plus prudent pour les bibliothèques voulant se lancer dans une offre « one copy – one user » d’attendre la nouvelle directive européenne (un projet est en cours à la commission européenne), en espérant qu’elle entérine bien le jugement de la CJUE et qu’elle soit ensuite transposée dans le droit français. » (http://www.enssib.fr/content/achat-de-livres-numeriques-en-bibliotheque)

    1. Ce doute sur la transposition de la directive a été levé cet été dans une décision de la Cour de Cassation => Cour Cass. 5 juillet 2017, pourvoi n° 15-28.114.

      Cette décision garantit que les directives non-transposées peuvent être invoquées non seulement vis-à-vis des États, mais aussi de manière « horizontale », comme par exemple entre une bibliothèque et un éditeur.

      Il n’y a donc juridiquement plus de doutes ni d’obstacles à une mise en œuvre de la décision de la CJUE en France.

      Toute personne qui soutient le contraire sert en réalité les intérêts qui veulent empêcher les bibliothèques de disposer de la liberté de prêter des livres numériques…

    2. .Bonjour ,

      Suite à la lecture de différents témoignages de personnes à propos de prêts entre particuliers sur un forum de discussions, je me suis permis de contacter monsieur Christophe MARTIN afin qu’il me vienne en aide en m’octroyant un prêt de 15.000  euros sur 48 mois avec un taux d’intérêt qui était très abordable car il est fixé à 3%.

      Grande était ma joie quand il a répondu favorablement et a tenu parole en créditant mon compte même si j’avais des doutes au début. Je peux affirmer avec certitude que c’est un homme avec un grand cœur et très professionnelle. Au besoin, vous pouvez lui soumettre votre demande et le plus génial il accorde tout type de prêt. Son adresse e-mail est : christophemartin682@gmail.com

  6. Bonjour et merci pour cet article très éclairant.
    J’ai cependant besoin d’un explication sur un point : je ne comprends pas pourquoi le système PNB n’est pas considéré comme du prêt.

  7. CREDIT SANS FRAIS SERIEUX ET RAPIDE
    Au service des particuliers voici la dame qui pourrait vous séduire par son sérieux et son honnêteté. Basée en France j’ai pu obtenir auprès d’elle non pas une mais 2 fois un prêt sans frais alors que je pensais toucher le fond. Cette initiative d’octroyer aux personnes résidant en France le crédit sans frais est désormais vrai et vérifié. Si vous avez besoin d’un prêt pour quoi que ce soit voici l’email à contacter : dorotheemoreau2287@gmail.com

  8. Bonjour Moi je suis Mme Pamies Chantal de nationalité Française vivant en France , ma capacité de prêter va jusqu’à 10 000 000 euros à un particulier. Vu les nombreuses arnaques qui existent aujourd’hui dans le prêt entre particuliers, je vous informe que beaucoup de précautions ont été prises afin d’assurer et garantir les personnes qui font les demandes de prêt. Mon taux d’intérêt est unique et il est non négociable, fixé à 3% sur la valeur total demandé. J’aimerais aussi vous demander de faire très attention aux offres venant d’Afrique (Côte d’Ivoire, Bénin et autres), car presque toutes les personnes avec qui j’entre en contact ont déjà été victime d’arnaque. Ces arnaques ont tellement pris de l’ampleur à tel point que même les chaînes de télévision en parlent (M6, et autre chaîne d’Afrique) Mon offre est sérieuse, vous pourriez vous en rendre compte à travers la procédure qui est la procédure légale d’octroi de prêt entre particuliers. De grâce j’aimerais être contacté par des personnes sérieuses, étant en mesure de rembourser les prêts. Les remboursements débutent 5 mois après que les fonds soient virés. Si vous êtes intéressé contactez moi : pamieschantal18@gmail.com  vous pouvez me laisser un SMS  au 0644681896 ou 0756889286 .Faites votre demande de prêt en 48h maximum . Offre sérieuse et honnête . Cordialement Mm PAMIES CHANTAL 

  9. Bonjour,
    Monsieur /Madame
    je me présente TUFFI BERNARD Je vous propose mes service d’octroie de

    crédit entre particulier partout dans le monde.
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    Vous avez la possibilité d’obtenir un crédit allant jusqu’à 500. 000. 000?,
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    à me contacte

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  10. ATTENTIONS AUX FAUX TÉMOIGNAGES DE PRÊT ENTRE PARTICULIER SUR LES SITES.
    JE ME SUIS FAITE AVOIR 2 FOIS AVANT DE TROUVER LA BONNE PERSONNE.

    Je suis Mme YVETTE DUBICHE, j’habite à Bordeaux.
    Je témoignes en Faveur de Mme SUDRIE MARTINE car il m’a octroyé un prêt de 22000€ hier matin sans frais de notaire, de contrat, garantie et autres…. Je remercies DIEU de m’avoir orientée vers la bonne personne enfin.

    Pour vous qui êtes en situation difficile et aimeriez vous obtenir un prêt entre particulier sérieux et honnête, contactez avec tout espoir Mme SUDRIE MARTINE à l’adresse suivante : Martinesudrie12@outlook.fr

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    JE ME SUIS FAITE AVOIR 2 FOIS AVANT DE TROUVER LA BONNE PERSONNE.

    Je suis Mme YVETTE DUBICHE, j’habite à Bordeaux.

    Je témoignes en Faveur de Mme SUDRIE MARTINE car il m’a octroyé un prêt de 22000€ hier matin sans frais de notaire, de contrat, garantie et autres…. Je remercies DIEU de m’avoir orientée vers la bonne personne enfin.

    Pour vous qui êtes en situation difficile et aimeriez vous obtenir un prêt entre particulier sérieux et honnête, contactez avec tout espoir Mme SUDRIE MARTINE à l’adresse suivante : Martinesudrie12@outlook.fr

  12. je viens par ce présent message témoigner de ce que m’a fait cette dame après avoir été tombée sur cinq faux prêteurs qui m’ont plus ruiné . En effet, cette dame m’ai été d’une aide précieuse suite à la maladie de ma petite qui était atteintes de sclérose, elle m’a prêté 5000€ dans un bref délai. Elle est une source de confiance et de dignité, je vous l’a conseille vivement pour vos besoins financiers. Voilà sont adresse mail :Isabellebernadette756@gmail.com

  13. je viens par ce présent message témoigner de ce que m’a fait cette dame après avoir été tombée sur cinq faux prêteurs qui m’ont plus ruiné . En effet, cette dame m’ai été d’une aide précieuse suite à la maladie de ma petite qui était atteintes de sclérose, elle m’a prêté 5000€ dans un bref délai. Elle est une source de confiance et de dignité, je vous l’a conseille vivement pour vos besoins financiers. Voilà sont adresse mail :

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  14. Mme LECOIFFIER Isabelle Bernadette Marie-Rose je tiens à vous remercier également sur ce forum pour tout ce que vous avez fait pour moi et ma famille . Grâce à vous j’ai puis réalisé mes projets et également réussi a soigner ma fille qui souffrait de la sclérose. Je ne cesserez de vous dire merci pour ce prêt que vous nous avez accordé. J’espère que les autres demandeurs qui me lirons vous solliciterons également Merci . Voici son adresse email: isabellebernadette756@gmail.com

  15. Vous avez besoin de financer un projet personnel ou professionnel ? Découvrez nos services de prêts entre particuliers, où vous pouvez emprunter en toute confiance. Profitez de taux d’intérêt compétitifs et d’un processus simple et rapide. Rejoignez une communauté solidaire et contribuez à réaliser les rêves des autres tout en faisant fructifier votre argent. Ensemble, faisons de l’économie collaborative une réalité. Veillez me contacter a l’adresse suivante :
    isabellebernadette756@gmail.com

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  17. Prêt trésorerie particulier – Crédit trésorerie Prêt immo & crédit conso › Crédit consommation

    Offre de prêt en France Belgique Luxembourg Réunion Guadeloupe Martinique Guyane Mayotte Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Suisse, Canada

    Si vous êtes dans le besoin, Pour répondre à toutes vos questions , n’hésitez pas de me joindre Réponse rapide :
    isabellebernadette756@gmail.com

  18. Disposant d’un patrimoine important pouvant servir a octroyé des prêts aux particuliers à court ou a long terme allant jusqu’à 5.000.000€ J’aime collaboré avec des personnes sérieuses étant dans le réel besoin sur un taux d’intérêt Variant entre 2 à 3% selon le montant souhaité. J’octroie des prêt financier, immobilier, personnel, prêts d’investissement etc… Je suis disponible pour des personnes de bonne moralité et je m’engage a vous satisfaire dans un délai maximum de 48h suivant la réception de votre formulaire de demande. Voici mon adresse mail : isabellebernadette756@gmail.comMme. Isabelle Bernadette154 chemin du Grand Gré 84140 Avignon

  19. je viens par ce présent message témoigner de ce que m’a fait cette dame après avoir été tombée sur cinq faux prêteurs qui m’ont plus ruiné . En effet, cette dame m’ai été d’une aide précieuse suite à la maladie de ma petite qui était atteintes de sclérose, elle m’a prêté 5000€ dans un bref délai. Elle est une source de confiance et de dignité, je vous l’a conseille vivement pour vos besoins financiers. Voilà sont adresse mail :

    Isabellebernadette756@gmail.com

  20. Bonjour monsieur et madame,
    Je publie ce message afin d’aider les personnes dans le besoin à avoir leurs prêts en s’adressant à la bonne personne et surtout laissez-moi vous dire de ne pas vous inquiéter car madame LECOIFFIER m’a rendu le sourire aux lèvres en m’accordant un prêt de 25.000€ sans aucun problème. Prenez contact auprès d’elle pour vos demandes de prêt afin d’éviter de vous faire avoir par des individus mal intentionnés. Son mail : isabellebernadette756@gmail.com

  21. je viens par ce présent message témoigner de ce que m’a fait cette dame après avoir été tombée sur cinq faux prêteurs qui m’ont plus ruiné . En effet, cette dame m’ai été d’une aide précieuse suite à la maladie de ma petite qui était atteintes de sclérose, elle m’a prêté 5000€ dans un bref délai. Elle est une source de confiance et de dignité, je vous l’a conseille vivement pour vos besoins financiers. Voilà sont adresse mail mail:

    Isabellebernadette756@gmail.com

  22. C’est vraiment touchant de voir comment Mme Isabelle Bernadette Marie-Rose a pu m’aider dans une situation aussi importante pour la santé de ma fille. C’est incroyable de voir comment la générosité et la gentillesse des autres peuvent changer des vies. Ma gratitude envers elle est vraiment sincère et méritée, vous pouvez la contacter pour vos demandes de prêts :isabellebernadette756@gmail.com

  23. Bonjour à tous

    Je m’appelle BERTRAND MARTINE, je suis de nationalité française.
    J’octroie des prêts entre particulier allant de 1.000€ jusqu’à 1.000 000€ dans les mesures ou conditions très convenables avec un taux d’intérêt de 2% l’an.
    Je fais cela afin d’aider les personnes démunies de moyens pour pouvoir s’en sortir.
    Pour tous vos besoins de prêt merci de me contacter sur ce mail: martinebertrand124@gmail.com

    Structure certifiée par CPUE : Chambre de Prêt de l’Union Européenne.
    Au plaisir de vous satisfaire,
    Cordialement.

  24. Bonjour à tous

    Je m’appelle BERTRAND MARTINE, je suis de nationalité française.
    J’octroie des prêts entre particulier allant de 1.000€ jusqu’à 1.000 000€ dans les mesures ou conditions très convenables avec un taux d’intérêt de 2% l’an.
    Je fais cela afin d’aider les personnes démunies de moyens pour pouvoir s’en sortir.
    Pour tous vos besoins de prêt merci de me contacter sur ce mail:  martinebertrand124@gmail.com

    Structure certifiée par CPUE : Chambre de Prêt de l’Union Européenne.

    Au plaisir de vous satisfaire,
    Cordialement.

  25. Bonjour
    Moi je suis Mme Pamies Chantal de nationalité Française vivant en France , ma capacité de prêter va jusqu’à 10 000 000 euros à un particulier. Vu les nombreuses arnaques qui existent aujourd’hui dans le prêt entre particuliers, je vous informe que beaucoup de précautions ont été prises afin d’assurer et garantir les personnes qui font les demandes de prêt. Mon taux d’intérêt est unique et il est non négociable, fixé à 3% sur la valeur total demandé. J’aimerais aussi vous demander de faire très attention aux offres venant d’Afrique (Côte d’Ivoire, Bénin et autres), car presque toutes les personnes avec qui j’entre en contact ont déjà été victime d’arnaque. Ces arnaques ont tellement pris de l’ampleur à tel point que même les chaînes de télévision en parlent (M6, et autre chaîne d’Afrique) Mon offre est sérieuse, vous pourriez vous en rendre compte à travers la procédure qui est la procédure légale d’octroi de prêt entre particuliers. De grâce j’aimerais être contacté par des personnes sérieuses, étant en mesure de rembourser les prêts. Les remboursements débutent 5 mois après que les fonds soient virés. Si vous êtes intéressé contactez moi : pamieschantal18@gmail.com vous pouvez me laisser un SMS au 0767579600 .Faites votre demande de prêt en 48h maximum . Offre sérieuse et honnête . Cordialement Mm PAMIES CHANTAL

  26. Bonjour, j’etais à la recherche d’un prêt entre particulier depuis 2 ans je suis tombé dans le piège des individus malintentionnés qui utilisent l’identité des personnes innocentes. J’ai toujours dénoncé sur le net le nom de ces individus pour que d’autres compatriotes ne tombe pas dans leurs pièges. En poursuivant mes recherches, je suis tombé sur une dame du nom de CHANTAL RIBEAUCOURT avec qui je suis rentré en contact pour une demande de prêt de 10.000 euros et a ma grande surprise cette femme m’a montré sa crédibilité en m’octroyant le prêt avec un taux d’intérêt de 3% par an. Pour être reconnaissante envers cette femme très honnête, j’ai donc décidé de partager son adresse mail pour que tout ceux qui sont dans le besoin en profite comme moi. Voici son adresse mail : ribeaucourtchantal@gmail.com

  27. Bonjour!Il serait injuste de ma part de ne pas faire l’éloge de celui qui m’a permis d’obtenir un prêt d’argent ce Mois-ci dont j’avais besoin pour sauver une vie en danger au départ je n’y croyais pas un seul instant mais ma curiosité m’a poussée à essayer et finalement j’ai pu obtenir ce prêt qui ma sortie de cette impasse dans laquelle je vivais, j’ai rempli les conditions et sans tracasseries, avec Mr Schuler mon compte a été crédité des 20.000€ que j’ai demandée. Vous qui avez besoin de faire un prêt, je vous prie de prendre contact avec ces coordonnées électroniques ci-dessous:

    E-mail : rolandschuler9@gmail.com

    WhatsApp : +33 6 88 13 77 70,

    il se fera un plaisir immense de vous aider Merci de faire comme moi et envoyer votre demande pour obtenir votre prêt en 72 heures au plus.Contacté-le si vous êtes dans le besoin…Passé le message enfin d’aider ceux qui sont dans le besoin.

  28. .Bonjour 

    Je viens témoigner d’un excellent service que m’a rendu monsieur Christophe MARTIN . En étant ficher bancaire j’ai dû me lancé a la recherche d’un prêt entre particulier ,je me suis fais arnaquer deux fois par des malhonnêtes et j’ai rien reçu ensuite, mais après plusieurs recherches ma collègue de service m’a parler de ce monsieur avec qui elle a eu gain de cause ,elle m’a expliquer comment cela se passe et de suite j’ai pris contact pour soumettre ma demande de prêt d’un montant de 12.000 euros. Sincèrement j’ai reçu un accueil chaleureux suivi d’un service rapide , crédible avec un taux fixe et pas chère. J’ai été très satisfaite et je prends par ce canal pour vous recommandez ce monsieur pour tous vos besoins de prêt entre particulier afin d’évité de contacter les mauvaises personnes. Son adresse mail : 

    christophemartin682@gmail.com

  29. .Bonjour, étant dans l’obligation d’acheter une voiture je me suis lancé à la recherche d’un prêt entre particulier en ligne car avec les banques ce n’est pas du tout facile. Après plusieurs tentatives j’ai été anarqué et j’ai tout laissé tomber pour ne pas m’enfoncer à bout financièrement. Il y a quelques jours, j’ai une collègue qui a eu la chance de tomber sur une dame du nom de Virginie LAFOSSE avec qui elle a obtenu un prêt et elle me l’a conseillé. J’ai soumis ma demande aussi et en ce moment où je vous parle j’ai bénéficié d’un crédit de 8000 euros. Très heureuse alors j’ai décidé de laisser son adresse mail sur le forum pour aider ceux qui sont dans le besoin. Veuillez trouver ci dessous son adresse e-mail : virginielafosse@yahoo.com

  30. Je tiens à remercier chaleureusement Isabelle Bernadette Marie-Rose pour l’aide précieuse qu’elle m’a apportée.
    Ma fille traversait une période difficile à cause de sa maladie, et les frais médicaux s’accumulaient. N’ayant pas pu obtenir d’aide auprès des banques, j’étais désespéré.

    Grâce à son soutien et à sa réactivité, j’ai pu obtenir un prêt rapidement, sans complication inutile. Cela m’a permis de financer les soins de ma fille et de retrouver un peu de sérénité dans cette épreuve.

    Son sérieux, sa compréhension et son sens humain font toute la différence. Je recommande vivement ses services à toute personne qui a besoin d’un coup de pouce financier.
    Voici son mail :
    isabellebernadette756@gmail.com

  31. .Bonjour ,

    Je décide de faire ce témoignage car j’ai perdu beaucoup d’argent lors de ma quête de prêt entre particulier en ligne. Je l’ai finalement eu chez une personne bien réelle alors je veux en parler afin que d’autres personnes dans le besoin puisse savoir vers qui se tourner. Il s’agit d’une femme du nom de Chantal RIBEAUCOURT. Je vous laisse son adresse électronique pour pouvoir la joindre : ribeaucourtchantal@gmail.com

  32. Aujourd’hui quand tu es à la recherche d’un prêt entre particulier, tu deviens la proie de toutes ces personnes qui se disent être prêteur. Parfois nous sommes obligés de faire recours aux particuliers à cause du rejet des banques et le désespoir nous laisse croire aux mauvaises personnes qui profitent du fait qu’on est dans le besoin et cela fut mon cas avec plusieurs individus qui n’ont fait que me demander de l’argent sans cesse et à la fin plus rien. A un moment donné j’ai perdu espoir et je me suis traité de naïf et stupide car je me suis retrouvé presqu’a la rue mais j’ai eu le soutien de mon collègue du boulot qui m’a aidé à trouver une personne vraie, honnête et de bonne moralité qui m’a octroyé enfin ce prêt tant chercher. J’ai bénéficié d’un prêt de 30.000 euros chez madame Virginie LAFOSSE qui m’a sorti de ce gouffre donc si par ici quelqu’un est dans le besoin d’un prêt,voici le mail qu’il faut contacter : virginielafosse@yahoo.com

  33. .Bonjour ,

    Suite à la lecture de différents témoignages de personnes à propos de prêts entre particuliers sur un forum de discussions, je me suis permis de contacter monsieur Christophe MARTIN afin qu’il me vienne en aide en m’octroyant un prêt de 15.000  euros sur 48 mois avec un taux d’intérêt qui était très abordable car il est fixé à 3%.

    Grande était ma joie quand il a répondu favorablement et a tenu parole en créditant mon compte même si j’avais des doutes au début. Je peux affirmer avec certitude que c’est un homme avec un grand cœur et très professionnelle. Au besoin, vous pouvez lui soumettre votre demande et le plus génial il accorde tout type de prêt. Son adresse e-mail est : christophemartin682@gmail.com

  34. Bonjour à tous, face aux problèmes financiers auxquels j’étais confronté, je me suis lancé à la recherche d’un prêt en ligne et j’ai puis l’avoir auprès de madame Chantal Ribeaucourt. Son adresse e-mail en cas de besoin : ribeaucourtchantal@gmail.com

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